Crapeaumesnil se souvient

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Il y a 116 ans, après les terribles combats de l’été 1914 où l’armée allemande s’est avancée à 40 kilomètres de Paris, les soldats français ont rétabli la situation ici même, dans cette partie de l’Oise qui va souffrir à double titre.

Comme tous les villages de France, elle va perdre nombre de ses enfants dont les noms vont rejoindre la noble cohorte des tables de marbres sur nos monuments aux morts.

Mais notre Région Hauts-de-France va devenir un terrible champ de bataille pendant 4 ans, effaçant les villages, faisant disparaitre la végétation et toute trace de vie.

C’est ici même au bois des loges, à Crapeaumesnil que débute la triste guerre de tranchée, machine à broyer les vies humaines par milliers chaque jour.

Aussi, il est particulièrement important pour moi d’être parmi vous au nom de la Région Hauts-de-France.

Je tiens à vous apporter le salut fraternel du Président de la Région Hauts-de-France Xavier BERTRAND, qui a souhaité que notre institution soit présente ce matin.

Il avait 23 ans.

Un long travail de réhabilitation a été entrepris et témoigne de la volonté forte de la commune et de ses élus, je salue ici l’engagement du conseil municipal, de transmettre son Histoire avec l’élévation d’une stèle en mai 2011 près du Château des Loges.

Le Lieutenant Jean-Julien CHAPELANT a été déclaré « Mort pour la France » à l’occasion des cérémonies du 11 novembre 2012. Le 11 octobre 2014 une stèle a été élevée 100 ans après jour pour jour sur le lieu même de son éxécution. Aujourd’hui, c’est une grande première pour moi. J’assiste à cette passation de témoin entre nos anciens combattants, qui ont engagé leur vie pour défendre notre liberté et nos jeunes ici présents .Mathilde MAYEUX, âgée de 17 ans se voit remettre un nouveau drapeau.

Manoé LEROY, 11 ans, prend aujourd’hui ses fonctions de porte-drapeau et se voit remettre drapeau et baudrier.

Vos parents peuvent être fiers de vous.Il est émouvant de saluer votre engagement.

Mathilde, Manoé, Lucas, Elisa vous portez désormais symboliquement le flambeau du souvenir, de la flamme de l’Arc de triomphe qui jamais, ne s’éteint.

C’est tout près d’ici que le Lieutenant Jean-Julien CHAPELANT, blessé, est passé par les armes le 11 octobre 1914, ficelé sur son brancard dressé contre un pommier, pour « capitulation en rase campagne », au Bois des Loges.

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